Keizoku (drama japonais de 1999)

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Keizoku (drama japonais de 1999)

Message  Gregory le Ven 30 Sep 2011 - 20:35


Bilan de l'unique saison






Keizoku,quésaco ? Un drama diffusé sur TBS pendant l'hiver 1999, dirigé par Tsutsumi Yukihiko (qui signera Trick peu de temps après).
La série est composée de 11 épisodes, plus un épisode spécial d'une durée double. L'année suivante, un film a été réalisé, Beautiful dreamer apportant une conclusion à certains arcs scénaristiques de façon déconcertante (nous y reviendrons).
Tout juste sortie de l'école de police, Jun Shibata (interprétée par Nakatani Miki) est affectée en tant que stagiaire à la section de la police de Tokyo chargée de se pencher sur d'anciennes affaires irrésolues et souvent réputées insolubles. Elle a pour équipier un limier expérimenté, Mayama Tooru (joué par Watabe Atsuro) hanté par un lourd passé à bien des égards mystérieux. Leur supérieur hiérarchique, interprété par Ryu Raita, est un flic âgé en instance de divorce qui a une liaison avec une jeune fille (les deux étant les protagonistes d'une mini série humoristique de courte durée diffusée juste avant chaque épisode de Keizoku).







Shibata et Mayama vont être confrontés à une succession de phénomènes inexpliqués et de crimes impossibles. Dans le pilote, un homme ayant fait une chute mortelle du haut d'un immeuble semble être revenu à la vie. Un meurtre en chambre close est commis dans un entrepôt frigorifique dont l'unique issue scellée automatiquement est gardée en continu. Ensuite, le cas étrange d'une pièce qui disparait et d'un cadavre volatilisé est soumis à notre duo. Puis un cas de malédiction frappant les occupants d'une chambre maudite. L'histoire d'un devin capable de prévoir où et quand va se dérouler un meurtre qui mène la police sur les lieux du drame en étant constamment surveillé. Ou encore le cas d'un tableau dont les motifs se transforment mystérieusement à certaines dates, impliquant la mort sous peu des personnes ayant été témoins de la métamorphose. S'ajoutent à ces affaires deux cas de crimes presques parfaits, dont un meurtre où tout semble accuser Shibata, qui se retrouve dans une situation délicate, enfermée avec la victime.
Toutes ces intrigues sont bien ficelées, résolues par Shibata grâce à ses qualités cérébrales hors normes avec des déductions solides. Sur le plan de la détection, il y a peu à reprocher au drama, à part une solution assez classique (l' entrepôt frigorifique) et dans un autre épisode l'existence d'un passage secret (mais l'intrigue développée autour s'avère satisfaisante).







La série a tout pour satisfaire les amateurs d'énigmes jusqu'à l'épisode 8. De plus, elle bénéficie d'une réalisation très soignée et originale, avec de l'humour et beaucoup de plans insolites comme les affectionne le réalisateur. Cependant, la tonalité de l'ensemble est plus sombre que dans Trick et les ténébreuses motivations des criminels souvent moralement ambiguës, la conclusion fréquemment empreinte d'une dimension tragique. Ensuite, dès l'épisode 9, le drama devient feuilletonnant et change de nature, en se penchant sur le passé trouble de Mayama et sur les agissements d'un tueur en série pervers et manipulateur. Cette intrigue prenante aux multiples rebondissements est certes bien scénarisée, mais est très éloignée des mystères présentés auparavant. De plus, dans l'épisode final, le fantastique fait une irruption inattendue, propre à dérouter les amateurs de détection orthodoxe.
L'épisode spécial revient à un genre plus classique avec une intéressante histoire de malédiction frappant les individus dont le nom a été gravé sur un arbre sacré. La construction de l'énigme est particulièrement habile avec des déductions très fines de la part de la jeune enquêtrice.
On notera aussi l'apparition de Namase Katsuhisa dans le rôle d'un détective lunaire, toujours persuadé d'avoir résolu brillamment les affaires et qui se plante invariablement (il sera aussi présent dans le long métrage suivant).
Mais le surnaturel refait surface en fin d'épisode avec la réapparition du serial killer de façon un peu artificielle et une conclusion gore et mélodramatique. Cela mis à part, le téléfilm est de bonne tenue.







On ne peut pas en dire autant du film de 2000, Beautiful dreamer. D'une durée de deux heures, on peut le séparer en deux parties. Pendant une heure et quart, on suit une nouvelle histoire de crimes impossibles, dotée d'une réalisation sophistiquée, d'une atmosphère inquiétante. Le duo d'enquêteurs est convié sur une île volcanique où sont réunis les quelques survivants du naufrage d'un navire, invités par la descendante d'une des victimes dans le château familial. Les invités disparaitront les uns après les autres, dans des conditions défiant l'entendement. L'un d'eux, tombé du haut d'une tour et dont la chute a été constatée par des témoins à travers une fenêtre ovale, est ensuite introuvable au pied du bâtiment. Un autre se volatilise...avec la chambre qui lui a été attribuée, dont l'entrée est remplacée par un mur nu quelques heures après que la victime ait été vue y pénétrer ! Bien que ces énigmes ne figurent pas parmi les plus difficiles à percer de la série, elles sont fort bien conçues. Mais ensuite les choses se gâtent dans les trois derniers quarts d'heures du film avec un retour du tueur aux pouvoirs paranormaux et un final certes dantesque, mais dont les aspects ésotériques et les scènes fantasmagoriques sembleront pour beaucoup indéchiffrables et déconcertantes. Sans doute les auteurs du drama, en voulant être originaux et non conformistes, sont-ils allés trop loin et ont perdu en route bien des spectateurs.







Au final, Keizoku est une série mémorable avec des cas captivants se déroulant dans une ambiance aussi sombre qu'insolite. Son principal défaut est d'avoir voulu introduire une dimension mystique trop floue dans ses implications et trop en décalage par rapport aux mystères rationnels qui composent l'essentiel du drama. Mais elle mérite amplement d'être regardée pour ses qualités artistiques et ses énigmes bien maîtrisées.

Vous pouvez trouver les épisodes à cette adresse (avec sous-titres anglais, seule la mini série en guise de prélude n'est pas traduite): http://isohunt.com/torrent_details/323917089/Keizoku?tab=summary
L'épisode spécial est à rechercher par là:
http://www.d-addicts.com/forum/viewtopic_22975.htm ou http://www.fileserve.com/file/BpR8vJA/Keizoku%20Special%20-%20Phantom.avi
Le film expérimental, Beautiful dreamer, est téléchargeable ici:
http://isohunt.com/torrent_details/10018838/Keizoku?tab=summary








Bonus: le générique du drama, interprété par Nakatani Miki, ci-dessous.







Dernière édition par Gregory le Dim 2 Oct 2011 - 20:57, édité 2 fois
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Re: Keizoku (drama japonais de 1999)

Message  carterdickson le Dim 2 Oct 2011 - 11:50

Un grand merci ...
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Re: Keizoku (drama japonais de 1999)

Message  Gregory le Dim 2 Oct 2011 - 19:58

Smile

J'ai ajouté un lien pour l'épisode spécial (plus pratique peut-être).
Je m'aperçois également que j'ai oublié de signaler un drama diffusé récemment, Keizoku 2 SPEC, avec un casting complètement différent et, d'après mes renseignements, qui ne ressemble pas vraiment à l'original. Je ne sais s'il inclut des CCCI mais je crains fort qu'il comporte des éléments surnaturels. Je le visionnerai sans doute mais pas dans l'immédiat (ayant d'autres films et dramas à voir entre-temps).
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