Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Mar 1 Nov 2011 - 20:33





Un des dramas les plus populaires au Japon, ayant à plusieurs reprises battu des records d'audience, qui dura pendant trois saisons et nombre d'épisodes spéciaux (entre 1994 et 2006). Outre un récent spin-off (Furuhata Chugakusei), les nombreuses guest stars qui participèrent à ses 42 épisodes témoignent de son succès. Masakazu Tamura y joue le rôle du perspicace Furuhata Ninzaburo, un lieutenant de police ayant un don pour déceler intuitivement les coupables et aussi pour les confondre en les harcelant de questions insidieuses. Longiligne, toujours vêtu de noir, sans cravate, il se comporte en gentleman, affectant une politesse onctueuse. Il n'hésite pas à l'occasion à user de subterfuges pour pousser des suspects à se trahir. Très souvent, il connait le meurtrier dès le début d'un épisode et cherche ensuite la faille dans le plan criminel. Il est assisté de Shintaro Imaizumi (joué par Masahiko Nishimura), policier aussi empressé que gaffeur que Furuhata traite fréquemment comme un larbin et qui fait office de faire-valoir, émettant souvent des hypothèses erronées quant à l'affaire en cours.
Le concept du drama est directement inspiré de Columbo. Un épisode type se déroule comme suit: avant le générique, le détective apparaît à l'écran sur fond noir et livre un indice aux téléspectateurs, puis le modus operandi et le coupable nous sont présentés d'emblée, avant l'entrée en scène du limier. Avant de confondre le coupable, on a droit à un aparté de Furuhata, indiquant qu'à cet instant tous les éléments ont été fournis pour deviner comment le criminel va être coincé (cette particularité a pu être inspirée par la série Ellery Queen mysteries où un défi au public était aussi présent à chaque épisode). Une autre différence avec Columbo, outre l'humour typiquement japonais, est la durée de chaque épisode, deux fois moins longue que celle de son modèle américain et se concentrant essentiellement sur le face à face, la confrontation avec le meurtrier.





Le drama n'est pas trouvable sur le net avec des sous-titres anglais (ni aucune autre langue européenne). On peut juste le trouver avec sous-titres coréens ou chinois. Par contre il existe des DVD, que je me suis procuré, mais où le sous-titrage anglais est de qualité très inégale (suffisant cependant pour comprendre les dialogues).
Après visionnage des épisodes du premier DVD, il est évident que cette série, écrite par un scénariste réputé (Koki Mitani) est de très bonne qualité pour les amateurs de détection pure. Je vais donc proposer dans le mois qui vient un topo pour chaque épisode de la première saison. Étant peu familier avec les guest stars connues uniquement des nippons, je vous invite à vous référer à la page Wikipedia consacrée à la série pour plus de précisions à leur propos. J'évoquerai seulement les intrigues dans de brefs articles et je fournirai les preuves décisives de l'épisode en spoiler (en n'entrant pas dans les détails, juste histoire de se faire une idée).

Ci-dessous vous trouverez le générique du drama:




Dernière édition par Gregory le Sam 24 Mar 2012 - 0:07, édité 5 fois
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  shinichi-kudo le Mar 1 Nov 2011 - 20:55

J'ai longtemps cherché cette série et j'avais espoir de trouver des épisodes sur ton topic... Sad
avatar
shinichi-kudo

Messages : 420
Date d'inscription : 08/05/2010
Age : 23

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Mar 1 Nov 2011 - 21:08

Désolé, shinichi-kudo, mais on pourra toujours faire une requête auprès de certains fansubbers. En attendant, tu peux peut-être te contenter de ces petits compte-rendus (j'en ajouterai d'autres après visionnage des épisodes de chaque DVD).


Saison 1 episode 01 (1.01)



L'épisode initial se déroule dans une villa cossue, résidence secondaire d'un jeune couple. la femme (qui est créatrice de mangas de type shoujo), suspectant l'infidélité de son mari, décide de l'éliminer. Lorsque celui-ci se rend dans la cave (une ancienne chambre forte réaménagée), elle l'enferme en fermant hermétiquement la porte blindée de l'extérieur. Ensuite, elle quitte la villa quelques jours. A son retour, lors d'une nuit pluvieuse et orageuse, elle se rend dans la cave pour constater le décès de l'époux adultère. Peu après en être ressortie, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Il s'agit de Furuhata Ninzaburo et son subordonné Shintaro Imaizumi, victimes d'une panne automobile dans les environs, qui lui demandent l'hospitalité. La mangaka leur signale alors la mort de son mari, censé s'être enfermé accidentellement dans la cave. La visite des lieux du drame montre à Furuhata des éléments étranges: l'absence d'une pantoufle et le fait que la victime tienne dans une main une feuille de papier vierge et froissée.

Une très bonne entrée en matière. Masakazu Tamura semble d'emblée très à l'aise dans son rôle de lieutenant intraitable, toujours courtois et affable et s'exprimant d'un débit rapide. Même si le budget est moindre que pour les épisodes de Columbo, la réalisation est soignée, tout ou presque étant tourné en studio. On retrouve la tendance à revenir poser une dernière question cruciale après un dialogue avec la coupable qui était déjà la marque du personnage de Peter Falk. Si le concept est identique, une différence notable réside (outre la durée des épisodes) dans l'humour typiquement japonais de certaines scènes.
Le lieutenant fait preuve d'une belle perspicacité et, si une des preuves est aisée à anticiper, l'autre résulte d'un raisonnement subtil. Un pilote très prometteur. Signalons qu'il existe une novélisation en anglais de cet épisode, trouvable sur l'excellent blog "The case files of Ho-Ling" (qui, si je l'avais découvert plus tôt, m'aurait évité des heures de recherches pour trouver certains dramas policiers):
http://ho-lingnojikenbo.blogspot.com/2010/10/blog-post_23.html

Preuves cruciales:

Spoiler:
Les deux preuves principales sont les suivantes: d'une part, l'une des pantoufles a été escamotée par le chien de la maitresse de maison, habitué à les rapporter à son maître dans le salon. La feuille froissée était plus cryptique. On pouvait penser que la victime souhaitait écrire un message accusateur avant de décéder, mais c'est justement l'absence de message qui est révélatrice: si dans un premier temps il voulait écrire quelque chose, il s'est ravisé en se rendant compte que, de toute manière, son épouse pouvait à tout moment revenir dans la cave après sa mort pour le récupérer. Donc, c'est l'absence de message incriminant qui constitue la meilleure preuve de culpabilité de la seule autre habitante des lieux.


1.02



Le second épisode se déroule chronologiquement avant le premier, car il montre la rencontre entre Furuhata et Shintaro Imaizumi. L'action se déroule dans un théâtre de kabuki, où un acteur, menacé par un chantage, commet un meurtre avant une représentation, dissimule le corps puis, restant par la suite dans le bâtiment déserté, monte le cadavre sur scène depuis les coulisses à l'aide d'un monte charge. Ensuite, en vue de faire croire à une chute accidentelle depuis les cintres, il maquille le supposé lieu du drame.
Pendant l'enquête, Furuhata va faire preuve d'une certaine malice, tournant en bourrique l'acteur à plusieurs reprises. Il parviendra à le confondre en lui tendant un piège l'amenant immanquablement à se trahir.

Il y a pas mal d'humour dans cet épisode, qui bénéficie en outre d'un cadre original. On va à l'essentiel, le face à face occupant le plus gros de la durée de l'intrigue. Il apparaît que le coupable a commis plusieurs erreurs grossières, dont un lapsus révélateur qui permit au lieutenant de l'identifier d'emblée. Cette fois, j'ai trouvé la preuve déterminante un peu trop facile à deviner, trop visible au cours de l'épisode, cependant la démonstration convainc pleinement.

Preuves cruciales:

Spoiler:
La preuve cruciale réside dans une méconnaissance du mécanisme compliqué du monte-charge pour redescendre la plate-forme. Pour arriver sur scène, celui-ci n'avait à connaître que les commande pour monter, alors que le reste du personnel du théâtre maîtrise le déplacement de l'appareil dans les deux sens. La position haute de la plate-forme trahit donc l'acteur. De plus, ses lacunes techniques ont été mises en évidence par Furuhata en le forçant à tenter de manœuvrer le panneau de commande.


1.03



Ce troisième épisode débute par un plan machiavélique. Une psychologue reçoit son amant pour son dîner d'anniversaire, avec la ferme intention de l'éliminer. Celui-ci a préparé le repas. Après les agapes, la meurtrière lui signale un rôdeur entrevu à l'extérieur. Une fois sorti, elle verrouille la porte d'entrée, dépose sur le balcon un bas de soie et attend dans la pénombre, une batte à la main. De retour, sa future victime ne pouvant pas rentrer grimpe sur le balcon et pénètre par la porte-fenêtre après s'être emparé du bas de soie. Comme escompté par la psy qui connait bien son caractère facétieux, il en revêt son visage et s'apprête à jouer les cambrioleurs. C'est alors que son amante le tue d'un puissant coup sur le crâne, pour prétendre ensuite avoir agi par légitime défense face à un intrus.

Cet épisode est vraiment délectable. On découvre les talents de cordon bleu de Furuhata, qui, tout en faisant preuve de galanterie, cuisine insidieusement la criminelle du jour. Il relève beaucoup de détails troublants, de contradictions entourant ce funeste dîner. Il ne trouvera aucun élément déterminant et ce n'est que par un coup du sort qu'il va pouvoir mettre la suspecte devant le fait accompli.
Difficile d'anticiper la chute de l'histoire, tant l'indice crucial est ténu. La conclusion est vraiment inattendue et d'une ironie réjouissante. Un régal.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Lors d'un repas en tête à tête avec la psychologue, Furuhata remarque de minces lamelles à reflets métalliques tombant de ses cheveux. En levant la tête vers le chandelier, il voit des guirlandes et une corde qui pend. Une fois tirée, elle libère des cotillons sur les convives (d'où les lamelles observées) ainsi qu'une banderole souhaitant un joyeux anniversaire et indiquant le nom de la victime! La meurtrière ayant omis de faire disparaitre cet élément compromettant est finalement confondue, alors qu'aucun élément tangible n'était jusque là entre les mains du limier.


1.04



Cette fois, on suit un schéma un peu différent, le plan du meurtrier (un romancier à succès) se déroulant pendant tout l'épisode. Après avoir étranglé sa femme et fait disparaitre le corps, ce dernier monte un plan élaboré visant à faire croire à la police que celle-ci a été enlevée et fait l'objet d'une demande de rançon. Il programme son ordinateur relié à un télécopieur pour envoyer à des horaires calculés des messages censés provenir du ravisseur. Il va donc aller à un rendez-vous avec des sacs pleins de billets, intentionnellement accuser un retard, puis un nouveau fax indique que le ravisseur est furieux et fixe un autre point de rencontre. Le but est de mener en bâteau la police et de faire croire à terme que le pseudo kidnappeur, furieux des manquements de l'écrivain, a tué la femme. Mais il va y avoir quelques sérieux grains de sables dans cette mécanique criminelle...et une peau de banane glissée par Furuhata!

Un excellent épisode où notre lieutenant semble longtemps faire de la figuration, pratiquant le farniente et la dégustation de sucreries pendant que le meurtrier se démène pour égarer la police. Cependant, il voit clair dans le jeu de l'écrivain dès le début et lui tend un piège qu'il ne pourra aucunement éviter, prisonnier d'un plan trop millimétré. A ce stade, on peut dire que le drama n'est nullement une pâle copie de Columbo, mais parvient à trouver un style et un humour qui lui est propre.

Preuves cruciales:

Spoiler:
En examinant le texte des fax, Furuhata repère quelques incohérences sémantiques. De plus, un message a été faxé juste trois minutes après l'arrivée de l'homme de lettres sur un site convenu, ce qui n'est matériellement pas possible du fait du temps nécessaire pour composer la missive sur un traitement de texte. Surtout, le meurtrier a aperçu peu avant de confectionner ses messages un policier en civil tout de noir vêtu et en a fait ensuite mention dans un fax pour montrer que le pseudo ravisseur l'a vu et crédibiliser cet être fictif. Or, Furuhata, pressentant ce subterfuge, a demandé au policier de changer de tenue et de revêtir un costume blanc immaculé...provoquant la stupeur du criminel, pris d'un accès d'hilarité devant cette apparition qui décrédibilise complètement sa savante mystification.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Dim 13 Nov 2011 - 20:10


1.05



L'intrigue se déroule pendant une compétition de Shogi, un jeu de réflexion également appelé "jeu d'échecs des généraux" qui a certains points communs avec le jeu de go. Un maître de la discipline, favori du tournoi est sous la menace d'un chantage de la part d'un des arbitres qui dit détenir des preuves de tricherie de sa part. Lorsqu'une partie doit se poursuivre le lendemain, les adversaires notent le coup qu'ils souhaitent jouer à la reprise sur une feuille placée ensuite dans une enveloppe scellée. C'est là que résiderait la fraude: il aurait trouvé le moyen de découvrir le coup à venir de son opposant. Il décide de supprimer le maître chanteur en faisant passer son crâne défoncé pour le résultat d'une mauvaise chute dans sa baignoire. Furuhata, qui assiste au tournoi, n' hésitera pas à déranger le cours des parties pour mener l'enquête.

Je dois dire qu'étant peu familier avec le Shogi, j'ai eu bien du mal à suivre les parties montrées pendant l'épisode. Il m'a fallu me documenter sur les règles du jeu pour bien saisir les subtilités de l'intrigue. Du reste, c'était nécessaire pour bien comprendre le dénouement, un truc simple mais qui fonctionne très bien à l'écran. Moins d'humour et un criminel à la personnalité austère, mais un cadre original et un final marquant.

Preuves cruciales:

Spoiler:
La fraude de l'enveloppe s'explique par l'utilisation d'un système de papiers calques au moment de l'inscription du coup à venir.
La victime ayant été abattue autour d'un plateau de jeu, du sang a maculé l'une des pièces. Lors d'une partie contre un adversaire moins bien classé, le criminel, sur le point d'effectuer un coup décisif, s'est ravisé au dernier moment, laissant la victoire à son opposant. Le coup impliquant de retourner la pièce (pour montrer sa "face promue"), il s'est rendu compte que, ce faisant, il révélerait des traces de sang accusatrices. Pour lui, mieux valait perdre la face au jeu que finir en prison.


1.06



Une pianiste réputée, ayant des divergences de vues artistiques avec le directeur de l'école de musique où elle travaille, le tue alors que celui-ci était sur scène, en train de s'exercer au piano. C'est alors qu'une corde de l'instrument est cassée accidentellement. La pianiste quitte alors le lieux du crime et part en voyage. Lorsqu'on lui apprend le drame, elle retourne à l'institut et rencontre un de ses admirateurs, Furuhata, qui la soupçonne d'emblée. En l'absence de preuves, le lieutenant va devoir provoquer la faute d'une criminelle très sûre d'elle, qui prétend avoir été absente au moment du crime.

Un intéressant épisode où l'élément déterminant pour comprendre ce qu'il se passe n'est donné qu' in extremis. Le lieutenant s'essaie à la pratique du piano (avec un seul doigt), sous l’œil goguenard de Shintaro. Le traquenard s'avère habile, Furuhata faisant preuve d'un certain talent de comédien pour mener en bateau l'assassin. En outre, la psychologie de la pianiste est bien mise en évidence, renforçant la crédibilité du mobile. Comme souvent, la conclusion est aussi simple qu'élégante.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Le piège est monté par Furuhata avec la complicité du personnel de l'institut, qui déteste l'orgueilleuse pianiste. Celle-ci a vu après le meurtre qu'une corde était cassée. Par la suite, devant se produire sur scène, elle sélectionne des partitions où la note correspondante n'est pas jouée. Mais elle n'est pas censée être au courant pour la corde endommagée. Pendant qu'elle est coincée avec Furuhata dans un ascenseur immobilisé, le piano est remisé et remplacé par un autre, identique. Ensuite, en jouant les morceaux qu'elle a choisi, elle pense le faire en prétendant réaliser une improvisation après avoir vu la corde défaillante juste avant sa prestation, se trahissant par la même occasion.


1.07



Dans des studios de cinéma, où un film de samouraïs se déroulant à l'époque Showa est tourné, l'acteur principal est en conflit avec le directeur de l'établissement, qui souhaite changer de métier et transformer les lieux de tournage en supermarché. Lors de la répétition d'une scène d'action où il a invité le directeur à un combat factice avec lui, l'acteur, censé jouer avec un faux sabre, lui tranche la carotide, révélant qu'il s'agissait en fait d'une vraie arme. Devant Furuhata qui enquête sur l'accident, il prétend ensuite s'être trompé de tiroir, prenant le sabre bien coupant prévu pour d'autres scènes. Un détail apparemment anodin va permettre au lieutenant de prouver la préméditation.

Pas mal d'humour dans cette enquête, où Shintaro Imaizumi est encore ridiculisé, apparaissant sur-maquillé à une conférence de presse et annonçant un coupable erroné avant d'être forcé de faire un rétropédalage devant les caméras. Encore une fois, le cadre de l'intrigue est intéressant, cependant la résolution, bien que subtile, demeure très simple et repose sur une aide extérieure (un indice fourni par une photo du plateau de tournage prise par deux admiratrices). Cette issue est révélatrice de l'état d'esprit du coupable mais peu spectaculaire.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Dans le décor de la scène fatale, une lune factice devait être visible en arrière-plan. Cet objet, qui figurait déjà dans un de ses films
cher à son cœur, devait pour l'acteur être préservé (en effet, les éléments de décor endommagés sont automatiquement détruits). Il a donc pris soin de le relever, actionnant le mécanisme le remisant vers le plafond des studios, avant les répétitions. Ce faisant, il révèle qu'il avait l'intention d'utiliser un vrai sabre, risquant d'abîmer la lune en le manipulant sur le plateau.


1.08



L'épisode se déroule entièrement lors d'un trajet en train. Un chirurgien, qui a une liaison adultère, est suivi par un détective privé qui a pris des photos compromettantes du couple illégitime. Repérant son emplacement dans un des wagons, il décide de le supprimer pendant le voyage. Il s'assied à côté de sa future victime endormie et lui injecte une substance destinée à provoquer un arrêt cardiaque. Il s'empare ensuite de la veste du cadavre contenant ses effets personnels et la pellicule de l'appareil photo qu'il fait disparaitre. Plus tard, le corps est découvert par un contrôleur. Furuhata et Shintaro, qui sont également passagers, sont appelés pour examiner la victime. Ils demandent au chirurgien de donner son diagnostic, mais certains éléments persuadent Furuhata qu'il ne s'agit pas d'une mort naturelle et l'aiguillent bientôt vers la culpabilité du médecin urgentiste.

Le décor est original et bien exploité. Il ne fait pas de doute que l'épisode a été tourné en totalité en studio, mais la reconstitution est satisfaisante. On notera que Shintaro voyage dans un wagon bondé de seconde classe alors que Furuhata profite du confort de la première classe. Sur le plan de la détection, c'est un épisode réussi, avec en outre un nouveau piège tendu à l'assassin (que l'on peut anticiper grâce à un indice assez parlant fourni lors du pré générique). Une des enquêtes les plus solides de cette saison initiale.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Première erreur: une peau d'orange laissée sur le siège voisin de la victime, dont les mains n'exhalent pas l'odeur de l'agrume, au contraire de celles de l'assassin. Deuxième bourde: le chirurgien a revêtu la veste de la victime, un peu trop courte pour lui et contenant des
pièces de monnaies (or, il a payé au wagon-bar son déjeuner avec une carte bancaire). Également, il a cherché à faire croire que le coupable avait quitté le train au dernier arrêt, mais le timing tend à invalider cette thèse. Surtout, lors de la reconstitution de l'assassinat (Furuhata jouant la victime), assis sur le siège voisin, il a visiblement évité d'abaisser son fauteuil, pour ne pas gêner le passager à la mine patibulaire au rang suivant (qu'il n'est nullement censé connaître). Or celui-ci a quitté sa place à la demande du lieutenant, amenant le coupable à se trahir.


Si vous cherchez à vous procurer les épisodes du drama (même en anglais approximatif), vous pouvez me contacter en m'envoyant un message privé.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Ven 25 Nov 2011 - 21:08


1.09



L'épisode tourne autour d'un voyant extralucide et mentaliste, vedette d'un show télévisé où il stupéfie les spectateurs en montrant
l'étendue de ses pouvoirs psychiques. Bien sûr il s'agit d'un mystificateur. Le programme prévoyant de lui soumettre le cas d'une femme disparue, il récupère son signalement par avance et va déposer dans un pré près d'une voie ferrée un foulard censé lui appartenir, dans le
but d'annoncer sa localisation lors de l'émission. Mais il est surpris par un quidam qu'il tue (après une courte lutte) d'un coup de pierre sur le crâne avant de se rendre au studio d'enregistrement. Dans le public de l'émission figurent Furuhata et Shintaro. Le médium est confronté à un rationaliste sceptique qui démonte ses performances successives, annonçant pour finir que le portrait de la femme au foulard était un faux signalement destiné à le piéger. Acculé, le voyant joue son va-tout: entrant en transe, il prétend avoir la vision d'un cadavre gisant dans une prairie, celui-là même qu'il a occis! Alors que le corps est retrouvé lors du direct du show télé, il semble triompher. Mais Furuhata le suspecte aussitôt et ne tardera pas à apporter des preuves.

Un épisode réjouissant, au déroulement un peu inhabituel car Furuhata fait de la figuration dans la première demi-heure, où le rationaliste tient la vedette, montrant notamment le truc utilisé pour faire dévier un jet d'eau à courte distance sans le toucher avec les doigts. Furuhata, qui se souvient sans doute d'Uri Geller, présente par la suite un service d'argenterie au médium, lui demandant de tordre les ustensiles. Mais après s'être ainsi payé sa tête, il prouvera sa culpabilité de façon incontestable, grâce à un raisonnement astucieux. Le tout s'achève par une chute (au propre comme au figuré) amusante.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Tout d'abord, le jet d'eau était dévié grâce à la présence de bobines magnétiques dans les habits du mentaliste, actionnées au
moment propice. Concernant les preuves du meurtre proprement dit, il y a deux choses: les empreintes de la victime que Furuhata compte récupérer sur le blouson de motard de l'assassin (qui certes portait des gants, mais pas sa victime avec laquelle il s'était battu) et le fait que le médium avait prédit que le cadavre portait une chemise de couleur verte (or, celle-ci était bleue, l'erreur s'expliquant par le fait que le médium portait des lunettes teintées en jaune, altérant sa vision des couleurs sur les lieux du drame).


1.10



Suite à une altercation entre un sénateur et son ex-femme, celle-ci est tuée accidentellement par le secrétaire particulier du politicien. La victime est allongée et bourrée de médicaments pour faire croire à un suicide. Ensuite, le sénateur annonce à son collaborateur que non seulement il ne le soutiendrait pas si le subterfuge était éventé, mais aussi qu'il ne le souhaite pas comme successeur. Fou de rage, le secrétaire saisit une statue et le tue d'un coup violent. Ensuite il place l'objet dans les mains de la femme pour faire croire à sa culpabilité et à son suicide consécutif. Ensuite, pour se fournir un alibi, il se rend dans un bar et appelle son portable sur un téléphone public, trompant les témoins en faisant croire à un appel de la femme, paniquant après son crime. Retournant chez le sénateur, il retrouve Furuhata qui lui annonce bientôt que le politicien n'est pas décédé et peut redevenir conscient à tout moment dans sa chambre d' hôpital.

Cet épisode montre que Furuhata peut faire preuve d'une certaine cruauté lorsqu'il n'éprouve aucune sympathie pour le coupable. Il avouera à la fin avoir disposé d'une preuve déterminante dès le début et s'être amusé une nuit durant à jouer avec les nerfs du secrétaire (annonçant par exemple un rétablissement à mots couverts, qui s'avère être celui d'un faux malade qui n'est autre que Shintaro). Après avoir pratiqué avec un certain sadisme le jeu du chat et de la souris, il fournit une démonstration implacable, visiblement amusé de la déroute de son adversaire. C'est l'épisode où la tension est la plus palpable et le plus révélateur quant à la psychologie du détective.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Furuhata a monté ici un piège subtil: le politicien, bien que conscient, a perdu la mémoire. En le questionnant habilement, il lui a donné des informations sur son secrétaire qui, en dialoguant à son tour avec lui, a cru qu'il se souvenait de tout. le coupable se rend ensuite dans sa chambre pour lui injecter une substance létale, mais est surpris par le lieutenant.
Autre preuve: des comprimés retrouvés sous la langue de la femme (ce qui ne cadre pas avec un suicide). L'assassin, au pied du mur, cherche ensuite à faire croire que c'est le sénateur qui a tué la femme avant d'être occis par une tierce personne, mais celui-ci ayant une main défaillante ne pouvait avoir forcé les médicaments dans la bouche de son ex-épouse. Coup de grâce: dès le début, en composant le dernier numéro appelé sur le portable de la femme, Furuhata est tombé sur un livreur de pizzas (que l'on a vu lors de la première confrontation entre le policier et le secrétaire).


1.11



Une animatrice radiophonique est décidée à éliminer son amie, ayant découvert que son amoureux l'a trompée avec elle. Se rendant en voiture de nuit sur son lieu de travail avec sa future victime, elle lui demande de l'attendre dans l'auto le temps de la durée de l'émission nocturne qu'elle présente. En arrivant, elle est abordée par Furuhata et son adjoint qui enquêtent sur une lettre de menaces anonyme que l'animatrice aurait reçu. En vérité, cette lettre est un élément de son plan. Elle s'est arrangée pour que son amie porte des vêtements lui appartenant. Son objectif est de la tuer d'un coup violent en faisant croire que c'est le mystérieux rédacteur qui est l'auteur du crime, ayant cru viser la présentatrice. Lors du déroulement de l'émission, celle-ci a quitté le micro lors d'une pause musicale et a foncé dans les couloirs des studios pour aller commettre le meurtre à l'extérieur, revenant juste à temps pour reprendre la parole en direct. Mais Furuhata, qui suit attentivement l'émission, voit très vite que quelques détails contredisent les apparences.

L'atmosphère feutrée des studios radiophoniques de nuit est très bien rendue. Shintaro est assez drôle dans cet épisode: Furuhata l'oblige à effectuer une série de courses effrénées dûment chronométrées pour prouver que l'animatrice peut être la meurtrière, finissant par être sur les rotules. Le lieutenant semble ici éprouver une certaine sympathie pour sa proie criminelle, et la ménage plutôt avant de la piéger de façon imparable. Certes, l'indice principal n'est pas évident à percevoir car il nécessite de porter une attention soutenue à chaque mot prononcé. Mais l'intrigue ne manque pas de piquant et constitue au final un des meilleurs épisodes de la saison. A noter, lors d'une scène une chanson de Piaf en fond sonore. Également, on a droit à une chanson interprétée (ou plutôt massacrée) par Furuhata.

Preuves cruciales:

Spoiler:
En quittant son poste pour commettre son forfait, la femme était censée se trouver dans une pièce voisine. Elle affirme avoir
entendu un homme chanter, ce qui est exact mais seulement les premières minutes car il s'agissait de la voix de Furuhata interprétant
les premiers couplets, le reste étant chanté par une voix féminine. Surtout, l'animatrice a mentionné pendant son émission un point d"actualité, un braquage opéré par un individu portant le masque d'un personnage de BD. Or, des précisions sur ce personnage ne furent divulguées aux infos télé que vers l'heure du crime. La présentatrice n'ayant pas apporté de télé portative, le seul poste dans le bâtiment était situé près de l'entrée des studios. Ce qui prouve qu'elle s'est bien dirigée vers l'extérieur au moment fatidique. CQFD.


1.12



Au centre de cette histoire, un policier proche de la retraite qui veut éliminer un malfrat venant de sortir de prison qui avait tué son ancien partenaire dans une fusillade. De nuit, il se rend dans un hôtel en ville pour effectuer une planque. Dans le bar en face, un rendez-vous doit avoir lieu entre un dealer de drogue et un client et un coup de filet doit être opéré. Quittant son poste, le flic se rend dans une rue voisine pour guetter le passage du malfrat et le tue d'un coup de revolver. Il retourne ensuite à l'hôtel en catimini et poursuit sa planque. Furuhata, enquêtant sur le meurtre du truand, apprenant la présence du policier non loin, va le voir au cas où il aurait vu un individu louche dans les parages. Mais quelques détails en apparence insignifiants dans la chambre vont le mettre sur la piste de sa culpabilité, même si au moment du drame, le policier affirme avoir vu l'arrivée du dealer depuis la fenêtre, fait corroboré par d'autres flics embusqués non loin en renfort.

La saison s'achève avec un épisode à l'atmosphère très soignée, se déroulant en grande partie dans la pénombre d'une chambre baignée par les lumières diffuses de la ville, donnant à l'histoire une ambiance de film noir. On y voit un Furuhata peu à l'aise dans l'action policière participer sans arme à une descente de police. C'est aussi l'épisode où il est le plus difficile de déterminer les preuves finales, l'indice capital n'étant fourni que durant un plan de quelques secondes, à partir duquel il faut effectuer une chaîne de raisonnements peu évidente. Mais, si on perd ici l'élégante simplicité qui caractérise habituellement les résolutions, l'intrigue a suffisamment de rebondissements pour captiver le spectateur et le face à face entre le lieutenant et un "grand flic" respecté par ses pairs vaut le détour.

Preuves cruciales:

Spoiler:
Pour le faux alibi du policier, c'est simple: c'est lui-même qui avait contacté le dealer en se faisant passer pour un client, lui fixant le rendez-vous à l'heure fatidique. Seulement, ce n'est pas le dealer qui a été repéré lors de la planque, mais le client. Ceci explique l'indécision du policier lors de la descente dans le bar (ne parvenant pas à dénicher le dealer).
Autre point capital: le flic avait déposé une pomme sur le rebord de la fenêtre avant de quitter son poste pour exécuter le malfrat. Or,
pendant son absence, le contenu d'une casserole dans le logement du réceptionniste a cramé, mettant le feu aux rideaux de la fenêtre située juste en dessous de la chambre du flic. L'utilisation d'un extincteur ayant répandu une mousse jusqu'à l'étage du dessus, la surface de la pomme a été imprégnée de dioxyde de carbone. Ultérieurement, le policier revenu dans sa chambre semble ne pas en avoir conscience, ce qui prouve son absence au moment de l'incident.



Au final, c'est une très bonne première saison qui offre un panel d'intrigues dans l'ensemble solides. Si l'on accepte le principe du "how-catch-'em" qui évacue le mystère au profit de la pure détection et du duel oratoire, le drama est impeccablement scénarisé.
Voyons pour résumer le positif et le négatif:

Les plus:

- Qualité des intrigues globalement homogène.
- Un humour très présent et des chutes souvent savoureuses.
- Plus court que les épisodes de Columbo, donc avec moins de longueurs.
- Grande variété des décors (malgré un budget moindre que celui de la série américaine) et des milieux visités.
- Interprétation sans faille de Masakazu Tamura (Furuhata étant cependant moins typé que le lieutenant incarné par Peter Falk).

Les moins:

- Quelques légers problèmes de dosage de la difficulté des preuves à découvrir sur quelques épisodes.
- Les sous-titres en anglais de qualité douteuse (et bien sûr pas de VOST FR).


avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Bilan de la saison 2

Message  Gregory le Ven 23 Mar 2012 - 23:57

Avant d'entamer dans quelques jours la troisième saison de Furuhata Ninzaburo, il peut être intéressant de faire le bilan de la saison 2 vue en janvier.
Composée de 10 épisodes, plus un épisode spécial d'une durée de 90 minutes, cette saison date de 1996. Si les ingrédients qui ont fait le succès de la saison initiale sont repris, on note quelques évolutions notables. Tout d'abord une présence accrue d'Imaizumi, dont les déboires sont sources de nombreux gags au fil des enquêtes. De plus, chaque épisode est suivi d'une mini-série le mettant en scène (et débutant à chaque fois par une parodie des speechs pré-générique de Furuhata). C'est souvent drôle, même si la loufoquerie de l'humour japonais peut ne pas plaire à tout le monde.
D'autre part, si une partie des épisodes suit le schéma des bons vieux Columbo, certains s'en écartent résolument, permettant à la série de se renouveler.

La première affaire est devenue un classique: mettant en scène le procès d' Imaizumi accusé de meurtre et défendu par un avocat qui est le vrai coupable, cette histoire a été la source d'inspiration des jeux vidéos Phoenix Wright (tout en étant elle-même inspirée par The wary witness, fameuse aventure télévisée d'Ellery Queen). La mise en évidence d'une contradiction subtile dans les témoignages permettra d'innocenter l'infortuné subordonné.

La seconde enquête constitue une remaquable étude psychologique. La meurtrière, enseignante dans une école catholique, agit constamment suivant de strictes préceptes moraux, allant même jusqu'à commettre un crime en les respectant scrupuleusement.

Après une épisode plus classique mais très amusant (une histoire d'alibi truqué où la victime est le complice involontaire de l'assassin), l'épisode 4 propose un suspense dans un parc d'attractions, où une bombe à retardement placée dans une nacelle de grande roue menace de mort Imaizumi. Reposant sur une guest star, Takuya Kimura (vu récemment dans la mémorable mini série Karei-naru Ichizoku), il comporte peu d'éléments de détection mais développe une tension dramatique inhabituelle.

L'épisode 5 devrait en revanche ravir les amateurs d'énigmes criminelles: en plus de deviner comment la meurtrière va être démasquée, il s'agit de découvrir quelle fut l'arme du crime. Le final, assez savoureux, révèle un astucieux modus operandi.

L'épisode 6 est l'un de mes favoris. Situé dans les coulisses d'un jeu télé de type Questions pour un champions, il inclue un problème de chambre close original ( on sait qui a tué mais on doit deviner comment) et une chute délectable. Furuhata au mieux de sa forme.

L'enquête suivante n'est pas mal non plus: située dans le cadre d'un congrès de prestidigitateurs, elle propose aussi un crime impossible ingénieux (un empoisonnement en apparence aléatoire), tout en présentant quelques tours de magie.

L'épisode 8, une histoire de meurtre dans un musée d'antiquités, présente le criminel le plus incompétent de la saison: une bourde monumentale finira par le trahir. Du menu fretin pour le détective et sans doute l'affaire la plus anecdotique de la saison.

L'affaire suivante est totalement originale. Le meurtrier, qui avait pourtant élaboré un crime parfait, est frappé par une succession de revers de fortune, qui vont l'amener à devoir personnifier sa victime en présence de Furuhata (suite à des péripéties que je vous laisse découvrir). Mais celui-ci, qui se doute très vite de la supercherie, va lui en faire baver en le faisant tourner en bourrique! Un petit bijou d'humour décalé.

L'épisode 10 est tout aussi original. Prenant place lors d'un trajet en car Greyhound pendant une visite de Furuhata aux USA, il narre la rencontre avec une passagère s'avérant être une tueuse ayant échappé à la justice et qui se flatte d'avoir réalisé le crime parfait, un empoisonnement opéré grâce à une méthode diabolique. Si Furuhata parvient à découvrir comment elle s'y est prise (c'est très astucieux bien que reposant sur une spécificité de la gastronomie japonaise rendant l'énigme difficile), il ne peut l'inculper. C'est le seul épisode où Furuhata doit laisser le criminel en liberté. Brillant et très bien filmé.

Enfin, l'épisode spécial, situé dans le milieu de la danse contemporaine, opte pour un face à face classique de type Columbo. L'intrigue criminelle est bien scénarisée et on a droit à une performance mémorable d'Imaizumi qui se ridiculise sur scène.

En conclusion, une très bonne saison, innovante sur certaines intrigues et constamment inventive. Les amateurs de détection ne devraient pas être déçus...et en prime il y a quelques crime impossibles (d'où le déplacement du topic dans cette section) et un brin d'autoparodie avec la mini-série.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Trois épisodes de Furuhata Ninzaburo

Message  Gregory le Mer 18 Avr 2012 - 17:45


J'ai finalement déniché trois épisodes sur le net avec sous-titres anglais.

Le premier ne figure pas sur les DVD, il dure deux heures et quart. Il s'agit de "Furuhata Ninzaburo vs SMAP". SMAP est un fameux boys band japonais des années 90. On y retrouve Takuya Kimura et les quatre autres membres du groupe. Ils commettent ensemble un crime en chambre close (décrit dans la première heure), mais même à un contre cinq, le limier parvient finalement à les confondre. Un peu lent à démarrer, mais très amusant à suivre. On doit les sous-titres à la team Smappie.
Les deux autres sont des épisodes de durée normale tirés de la saison 3: il s'agit des meurtres commis respectivement par un chef d'orchestre réputé et par un homme d'affaires dans un grand hôtel de Tokyo. Ils sont bien représentatifs des qualités scénaristiques du drama.

N'hésitez pas à m'envoyer un message privé pour obtenir les liens (par mesure de discrétion).
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Des fansubs pour Furuhata!

Message  Gregory le Jeu 12 Juil 2012 - 16:56


Excellente nouvelle pour les anglophones!

Le sous-titrage anglais du drama est en cours (de bien meilleure qualité que ceux présents sur les DVD). Voir sur cette page:
http://www.d-addicts.com/forum/viewtopic_109325.htm

On peut également suivre la progression de la traduction sur le blog dédié :
http://fansubsbyus.blogspot.fr/

Une aubaine pour les columbophiles, en espérant que les saisons ultérieures suivront.
J'ai à présent également vu la saison 3 et les épisodes spéciaux (qui comportent quelques crimes impossibles) sur DVD. La qualité d'écriture s'est maintenue jusqu'au bout. Je ferai quelques commentaires à ce propos dans les semaines qui viennent.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  xafred le Jeu 12 Juil 2012 - 17:46

Très intéressant. Le Japon est décidément la terre promise des amateurs de mystère.
avatar
xafred

Messages : 141
Date d'inscription : 31/10/2010

Voir le profil de l'utilisateur http://atthevillarose.blogspot.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Mar 16 Avr 2013 - 18:38


Le sous-titrage anglais de la saison 2 a débuté! Voir le blog mentionné ci-dessus pour plus de détails.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  shinichi-kudo le Ven 26 Avr 2013 - 7:44

J'avais même pas vu ton message de juillet 2012 disant que la fansubbing avait débutée
c'est un excellente nouvelle en tout cas Smile
avatar
shinichi-kudo

Messages : 420
Date d'inscription : 08/05/2010
Age : 23

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Lun 9 Fév 2015 - 20:51


On peut lire un article à propos de la saison 3 sur un petit blog séries au contenu hétéroclite que j'ai débuté récemment:
https://tantdesaisons.wordpress.com/2015/02/08/furuhata-ninzaburo-saison-3-japon-1999/

Il y aura sans doute d'autres billets sur des séries policières, à l'avenir.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Niwatori le Sam 5 Nov 2016 - 19:42

Bonjour,
je me permets d'intervenir et par la même occasion de me faire un peu de pub Laughing
Je suis en train de traduire ce drama en français, j'ai pour l'instant fait les 8 premiers épisodes de la saison 1 (vous pourrez trouver les fichiers sur mon blog (lien dans mon profil à droite), j'ai l'intention de traduire les 3 saisons et tous les épisodes spéciaux (8 si je ne m'abuse) même si ça prendra très longtemps..

C'est vraiment une série en or, tous les acteurs que ce soit les récurrents ou les guest sont charismatiques et jouent leur rôle à la perfection. Pour ceux que le "mauvais jeu d'acteur japonais" rebute, il n'en est rien ici ! Donc, je vous invite à la visionner pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, ou à au moins essayer.


Dernière édition par Niwatori le Dim 6 Nov 2016 - 0:46, édité 1 fois

Niwatori

Messages : 1
Date d'inscription : 05/11/2016

Voir le profil de l'utilisateur https://niwatorisubs.wordpress.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Gregory le Sam 5 Nov 2016 - 22:27


Excellente nouvelle! Merci beaucoup, Niwatori, de subber ce drama. Il le mérite, c'est certain. Votre blog figure désormais parmi mes favoris.
avatar
Gregory
Admin

Messages : 688
Date d'inscription : 01/09/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Furuhata Ninzaburo, le Columbo japonais

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum