Le Leprechaun

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Le Leprechaun

Message  RipperReed le Ven 28 Juin 2013 - 15:44

En attendant la biographie d'Alan Twist, je vous livre une petite enquête mettant en scène le détective dans ses jeunes années.

Bonne lecture.

                                                              LE LEPRECHAUN

Dublin, été 1905.

Après quelques rayons de soleil qui étaient venus caresser les façades en granit, le ciel de Dublin s’était remis à déverser un léger crachin.
Alan Twist quitta O’Connell Street et ses magasins. Un petit sac pendait au bout de son bras. Il se demanda encore une fois s’il avait bien fait d’acheter cette pipe.
Fumer la pipe ! Quel drôle d’idée. Il n’avait que 23 ans après tout. Cela risquait de le vieillir terriblement !
Beaucoup d’idées de ce genre lui traversaient l’esprit ces derniers temps. Comme cette envie soudaine de se laisser pousser la moustache.
Un minimum de sens psychologique permettait de comprendre ses désirs soudains de maturité : Twist venait d’achever des études brillantes au Magdalen College d’Oxford. Il sortait de ces années éreintantes avec un doctorat en philosophie en poche, mais aucune idée de ce qu’il allait bien pouvoir faire de sa vie. Le décès prématuré de ses parents le laissait avec une rente qui le mettait à l’abri des besoins pour le restant de ses jours. Pourtant l’oisiveté ne le tentait guère. Il sentait bouillir dans ses veines le besoin de se rendre utile, mais avec la frustration de n’avoir pas encore trouvé sa voie.
C’était pour faire le point et tenter d’y voir plus claire qu’il était revenu à Dublin, sa ville natale. Se promener entre les vestiges de la ville médiévale et les belles demeures géorgiennes, ou le long des eaux noires de la Liffey mettait du baume sur son âme tourmentée.
Bien sûr, il éprouvait parfois un petit pincement au cœur en apercevant les étudiants du Trinity College fréquenter avec nonchalance les multiples pubs de la ville.
Un pub ! Cela lui rappelait soudain que la faim et la soif tenaillaient son estomac depuis quelques minutes. Cela tombait bien. Il arpentait actuellement les venelles de Temple Bar, et les enseignes colorées se multipliaient devant lui.
Il entra dans le premier pub. Boiseries sombres, odeurs âcres de tabac et de bière et ambiance feutrée, en ce milieu d’après-midi.
Alan Twist prit place et commanda une friture et une Guinness. En attendant sa commande, il eut tout le loisir de promener son regard sur la salle presque déserte. Il remarqua soudain avec un petit sursaut que quelqu’un occupait la table voisine de la sienne.
-Bonjour.
Twist répondit avec un petit rictus embarrassé, qu’il regretta immédiatement. Il est vrai que le physique de ce client était atypique. Il s’agissait d’un nain, d’un certain âge, au visage fripé et disgracieux.  Il était sanglé dans un costume en velours vert élimé.
Il attrapa son verre de bière en lançant à Twist, narquois :
-Je m’appelle Tom Stephenson. Ne soyez pas gêné. J’ai l’habitude des regards curieux que les gens laissent traîner sur moi.
Twist essaya de se défendre.
-Non. Pas du tout.
-Mais si, mais si, objecta Tom Stephenson. Un nain ! Qui plus est dans un costume vert ! Et en Irlande ! Vous n’avez qu’une idée en tête bien sûr. Vous comme les autres. Vous évoquez le Leprechaun.
Il avait raison. Twist devait en convenir. L’image de ce personnage du folklore irlandais lui était immédiatement venu à l’esprit. Un petit homme vêtu de vert, qui passe son temps à fabriquer des chaussures, à faire des farces ou à compter ses pièces d’or, qu’il conserve dans un chaudron caché au pied d’un arc en ciel…Comment ne pas penser à tout cela en apercevant Tom Stephenson ?
Ce dernier secoua la tête, l’air navré. Visiblement, il n’en était pas à son premier verre de Guinness. Twist sentit immédiatement qu’il avait besoin de s’épancher. Cela tombait bien. Il était tout à fait d’humeur à écouter les confidences des autres.
-Oui, grommela Tom. Un Leprechaun. C’est la malédiction de ma vie. Depuis mon enfance, les gens se moquent de moi. Vous imaginez les railleries que j’ai dû subir. Surtout que, coup du sort, mon père exerçait la profession de cordonnier, et qu’il tenait à ce que je prenne sa succession.
Le regard vitreux de Tom s’obscurcit.
-J’ai rapidement eu le cuir épais. Les avanies avaient fini par glisser sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard. Sauf…sauf pour ce qui concerne William Crawford.
Twist vit la haine faire frémir les lèvres de Tom au moment où il prononça ce nom.
-Qui est William Crawford ? s’enquit Twist, intéressé.
-Qui était –il ! rectifia Tom. Car il est mort il y a de nombreuses années maintenant. Il avait une dizaine d’années de plus que moi, et était le principal client de la cordonnerie de mon père. Il venait régulièrement dans notre boutique. A chaque fois, j’avais droit aux railleries les plus cruelles que l’on puisse imaginer. Il me traitait de lutin, de monstre. Il se moquait ouvertement de moi, avec un rire cruel. Cet homme était vraiment un être méchant. Une âme diabolique…
-Votre père ne prenait pas votre défense ?
Tom balaya l’air de la main.
-Je vous l’ai dit. Crawford était riche et la boutique de mon père vivotait difficilement. Nous ne pouvions nous passer de ses commandes. Alors…je serrais les dents. Mais croyez-moi, intérieurement, je souhaitais sa mort… qui a fini pas survenir quelques années plus tard, dans les circonstances les plus incroyables qui soient.
Twist, qui portait sa pinte à ses lèvres, suspendit son geste.
-Ah bon ?
-C’est un mystère qui a longtemps plané sur notre communauté. Sans trouver d’explication. Ah oui. Je dois vous préciser que nous vivions un petit village, sis à quelques kilomètres seulement des falaises de Moher.
-Je n’ai pas encore visité ce coin de l’Irlande, confessa Twist.
-C’est un tort, s’exclama Tom. Ces immenses falaises sont envoutantes. Le noir de la roche tranche avec le vert épais de la végétation. En fait, la villa de Crawford était située quelques kilomètres à l’écart du bourg. C’était un de ces solides maisons en granit, aux murs épais, totalement isolée, se tassant à quelques mètres des falaises.
-Que faisait-il dans la vie, ce Crawford ?
-Pas grand-chose à vrai dire. Il vivait seul, avec Jim, un domestique. Crawford a hérité de la fortune de ses parents, des marchands qui avaient disparu dans le naufrage d’un navire. William profitait de ses rentes…
Twist songea à sa propre situation, assez similaire.
-Il ne faisait presque rien de ses journées, et vivait dans une routine consternante. En fin de journée, il se promenait le long des falaises. Sinon, il s’occupait de sa seule passion : une collection d’armes anciennes. Sa seule source de dépense, car il était très radin.
-Comment est-il mort ? fit Twist, impatient.
Tom humecta ses lèvres.
-Un soir, vers 18 heures, raconta-t-il, il se promenait le long des falaises près de sa propriété. Comme tous les soirs d’ailleurs. La pluie venait d’arroser la lande totalement déserte. On n’entendait que les cris rauques des mouettes et le rugissement de l’océan qui frappait les falaises. Un immense arc-en-ciel colorait magnifiquement le ciel troublé. Mais Crawford ne s’en souciait presque pas. Il avançait d’un pas rapide sur le terrain détrempé. Quand soudain, il se figea…Ce qu’il aperçut devant lui, sur un rocher à l’écart du chemin était tellement improbable. Un chaudron ! Il s’approcha lentement, et ce qu’il vit était plus improbable encore. Le chaudron était plein à ras bord de pièces d’or.
>>Crawford regarda autour de lui, pour voir si on ne lui faisait pas une farce. Il se frotta les yeux, se pinça…Mais non, tout ceci était bien réel. Un chaudron avec des pièces en or, au pied d’un arc en ciel. Comme dans la légende. A ce moment-là, il n’aurait même pas été surpris de voir surgir un Leprechaun devant lui.
>>Fébrile, Crawford renversa le chaudron : il était effectivement rempli uniquement de belles pièces dorées. C’était inimaginable. Rapidement, il ramassa les pièces pour les remettre à l’intérieur du chaudron, et empoigna l’anse de celui-ci afin de le porter dans sa villa, à plus d’un kilomètre de là. Malheureusement il dut vite déchanter. Le chaudron d’au moins un demi-mètre de diamètre était bien trop lourd pour être transporté tout seul. Il se dépêcha de rentrer chez lui en courant, pour revenir avec une carriole et accompagné de son fidèle serviteur, Jim. A deux, ils purent transporter le chaudron jusqu’ à la villa.
>>Comme la nuit était sur le point de tomber, Crawford, surexcité, décida de placer le chaudron dans sa chambre, afin qu’il puisse garder le trésor à l’œil. Le lendemain à la première heure, ils iraient en ville pour faire authentifier les pièces.
>>Mais avant qu’il ne quitte la chambre, Crawford demanda à Jim de l’aider à verrouiller et à fouiller la chambre, pour être certain que personne ne s’y cache. A deux, ils fermèrent les volets des deux fenêtres, qui étaient inviolables. La pièce ne dissimulait pas beaucoup de cachettes : il n’y avait qu’un lit, deux armoires, un bureau et une étagère sur laquelle s’étalait la collection d’armes anciennes de Crawford. Ce dernier poussa la paranoïa jusqu’à demander à son employé de vérifier si personne ne se cachait dans le conduit de la cheminée. Il faut que je vous décrive cette cheminée. Elle était étroite mais permettait tout de même le passage d’un homme de petite taille comme moi, d’un enfant ou d’un…lutin. Des barreaux étaient scellés le long d’une paroi, qui permettaient d’y grimper. Malheureusement pour les enquêteurs en charge de l’enquête, la cheminée était scellée à mi-hauteur par une solide grille aux croisillons très serrés.
>>En l’inspectant d’en bas avec une torche, Jim affirma avec certitude que personne ne s’y cachait. Entre parenthèse, il faut savoir que ce Jim était un brave type, hors de tout soupçon.
>>Jim quitta donc la pièce et laissant seul dans la chambre Crawford et son trésor. Une fois Jim dehors, Crawford verrouilla l’unique porte grâce à un très solide verrou.
>>La nuit se déroula sans incident notable selon Jim. Mais le matin, il s’étonna de ne pas voir son maître déjà réveillé. Il toqua à sa porte…aucune réponse. Il l’appela sans succès. Inquiet, surtout avec le trésor que contenait cette chambre, Jim décida rapidement d’enfoncer la porte.
>>Un bien affreux spectacle l’attendait. Dans la chambre, il retrouva Crawford allongé sur son lit, tout habillé. Mort, tué par une balle d’un pistolet de sa collection tiré dans son cœur. Le chaudron était renversé au milieu de la pièce, vide.  Il fouilla rapidement la chambre, mais sans espoir : les volets étaient toujours verrouillés, personne sous le lit ni dans les armoires…et plus aucune trace des pièces en or. Elles s’étaient envolées, avec l’assassin.
>>Paniqué, Jim partit au village pour prévenir la police. Mais les forces de l’ordre furent totalement dépassées. Leur enquête confirma que ni la porte ni les volets n’avaient pu être trafiqués. La chambre ne dissimulait aucun passage secret. La grille qui scellait la cheminée était en place, bien fixée : les croisillons étaient si serrés qu’un voleur n’aurait même pas pu y faire passer une pièce en or…
Tom Stephenson secoua la tête devant son verre vide, dépité :
-Une bien incroyable histoire, non ? Que pensez-vous que les gens en ont conclu ? Qu’un méchant Leprechaun est venu récupérer dans la nuit le trésor qu’on lui avait volé. Et qu’il avait puni le voleur en le tuant d’une balle dans le cœur avant de s’enfuir, en utilisant on ne sait quelle sorcellerie.
>>Incroyable, comme les gens peuvent encore être crédule, de nos jours…
-Effectivement, bien crédule ! confirma Twist, d’un ton dur.
Tom leva les yeux vers lui, comme s’il s’apercevait de la présence du jeune homme.
-Car ce n’est pas un Leprechaun qui est la cause de tout cela, n’est-ce pas ? demanda Twist d’un air sévère et triste à la fois. Mais c’est bien vous ?
A ces mots, Tom se contenta de baisser les yeux et de garder le silence.
-Je vais vous expliquer ce que je pense de cette histoire, proposa calmement Twist, en faisant tournoyer le fond ambré de sa pinte. Vous avez voulu vous venger de Crawford. Vous venger de toutes ces humiliations qu’il vous avait fait endurer. Comment ? Et bien en lui faisant une farce. Après tout, il vous traitait de Leprechaun, et les Leprechaun ne sont-ils pas de grands farceurs ?
>>Vous saviez que Crawford faisait tous les soirs une promenade le long de cette falaise déserte. Vous avez donc décidé de placer sur son chemin ce chaudron rempli de pièces…qui n’étaient pas en or bien sûr, mais certainement en plomb doré. Vous saviez que le chaudron était trop lourd pour être transporté seul, et qu’il aurait été obligé de retourner à la villa pour chercher de l’aide. Vous observiez toute cette scène de loin, caché derrière un rocher, en riant sous cape. Vous avez profité de son absence pour faire disparaitre le premier chaudron, probablement en le faisant basculer dans l’océan. Vous avez installé au même endroit un deuxième chaudron, vide celui-là. Il était un peu transformé : quatre clous étaient plantés sur la paroi intérieure, au niveau du tiers supérieur du chaudron. Vous vous êtes installé à l’intérieur du chaudron-il était suffisamment grand pour contenir un homme de votre taille, en vous couchant- tout en faisant reposer au-dessus de votre tête une planche en bois qui faisait la circonférence du chaudron, et qui était ainsi maintenue par les clous. Et sur le dessus de la planche en bois reposait une simple couche de pièces dorées, suffisamment épaisse pour donner l’illusion que le chaudron était rempli à ras bord d’or.
>>Le fond du deuxième chaudron devait également être muni d’une partie discrètement amovible, afin de vous laisser une aération pour ne pas étouffer une fois caché à l’intérieur.
>>Crawford revient avec Jim pour chercher le chaudron. C’est la partie délicate de votre plan. Il aurait pu à nouveau renverser le chaudron ou tenter de plonger la main profondément à l’intérieur et se serait rendu compte plus tôt de la supercherie…Mais vous ne risquiez pas grand-chose : après tout, ce n’aurait été qu’un blague avortée.
>>Quel était le but de cette blague ? Vous aviez prévu que Crawford ramènerait ce chaudron chez lui pour la nuit. Que vouliez-vous faire ? A mon avis sortir discrètement du chaudron, au milieu de la nuit. Sans doute étiez-vous grimé : fausse barbe, costume de lutin vert. Vous vouliez le réveiller et lui flanquer une frousse bleue…Lui faire croire que le lutin à qui appartenait le trésor était venu le chercher.
>>Mais cela n’a pas pu se passer comme vous l’aviez espéré. Une fois seul dans sa chambre, Crawford, surexcité par sa découverte, a dû vouloir une nouvelle fois compter son or. Il a dû renverser le chaudron et découvrir votre cachette. Il a dû s’énerver, se jeter sur vous et vous arracher votre déguisement. Et tout comprendre.
>>Ce Crawford était un homme mauvais, vous l’avez dit. A mon avis, vous jouez votre vie. Son orgueil était blessé et il pouvait vous tuer de rage. Par chance, vous échappez à ses griffes et réussissez à vous emparer d’une des armes de sa collection qui devait être chargée. Vous tirez et vous l’abattez.
>>La maison est située près de l’océan. Avec le vacarme de la mer, il se peut très bien que Jim n’ait pas entendu le coup de feu.
>>Vous êtes en mauvaise posture. S’il y a enquête, on sait dans le village que vous êtes le souffre-douleur de Crawford. Vous pourriez profiter de la nuit pour ouvrir un des volets de la chambre et pour vous enfuir. Mais si un détective un peu malin est chargé de l’enquête, il se peut qu’il comprenne votre blague et remonte jusqu’à vous.
>>Alors vous décidez d’agir plus finement. Vous allez jouer avec la crédulité des gens, et essayer de faire croire que c’est bien un lutin revanchard qui est venu régler son sort à Crawford. Vous enlevez les quatre clous des parois du chaudron. Vous faites disparaître la planche de bois et les quelques fausses pièce d’or dans un sac que vous devez trouver sur place.
>>Vous attendez ensuite bien patiemment le matin. Quand Jim commence à vouloir défoncer la porte, vous prenez le sac et vous vous hissez à l’intérieur du conduit de cheminée, grâce aux barreaux scellés sur une des parois.
>>Quant Jim pénètre dans la chambre, il est affolé en découvrant le cadavre. Il pense à regarder dans les armoires, sous le lit, ce qui est une attitude très naturelle…mais il n’a évidemment pas pensé à inspecter une seconde fois ce conduit de cheminé qui était scellé et qui était de toute façon tellement étroit qu’il ne pouvait laisser passer qu’un enfant ou un Leprechaun !
>>Vous avez donc sagement attendu qu’il parte en ville pour chercher de l’aide, avant de redescendre et sortir du conduit de cheminée, puis de quitter la villa muni de votre sac…
A la fin de son récit, Twist s’aperçut que Tom Stephenson s’était levé pour partir.
-Ne vous inquiétez, lança doucement Alan Twist. Je ne risque pas de vous dénoncer. Après tout, il y a prescription après toutes ces années. Et puis ce n’est qu’une farce qui a mal tourné. De plus, je peux comprendre toutes les souffrances que ce Crawford vous a fait subir.
Un sourire paisible passa sur les lèvres de Tom :
-Oh ne vous inquiétez pas jeune homme. A mon âge, on n’a plus peur de grand-chose vous savez. Je ne cherchais pas à m’enfuir. Il est juste l’heure pour moi de rentrer. Mais je tenais tout de même à vous serrer la main avant.
Il tendit le bras, avec une expression amusée :
-Des années que je viens dans ce pub et que je raconte mon histoire à des inconnus. Et vous êtes le premier à tout comprendre. Vous avez un don jeune ! Vous devriez en faire votre métier.
Twist attrapa la pipe que contenait son sac et prit un air énigmatique.
-Je vais y penser, monsieur. Je vais y penser.

RipperReed

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Re: Le Leprechaun

Message  Gregory le Dim 30 Juin 2013 - 19:21


Merci pour cette nouvelle que j'ai trouvé plaisante et bien dans le style des mystères auxquels Twist est régulièrement confronté.
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Re: Le Leprechaun

Message  meurdesoif le Lun 1 Juil 2013 - 10:06

Joli !

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Re: Le Leprechaun

Message  hellrick le Ven 2 Aoû 2013 - 8:52

Très sympa Very Happy 

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