Mort mystérieuse dans une chambre close à Quimper (2010)

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Mort mystérieuse dans une chambre close à Quimper (2010)

Message  meurdesoif le Mar 23 Déc 2014 - 7:43

Merci à Stéphane Bourgoin d'avoir déniché ceci (posté sur le site de la librairie "Troisième oeil":
Mort mystérieuse dans une chambre close à Quimper
   France > insolite, alcoolisme, meurtre, police scientifique
   Article posté par Stéphane Bourgoin le Lundi 1er février 2010

   " Une mort suspecte dans un appartement fermé de l'intérieur et dont la seule issue se trouve à dix mètres de haut. La police judiciaire de Quimper enquête actuellement sur une affaire qui n'aurait pas déplu à Rouletabille.
   
   Dans cette petite maison concentrant dix appartements, locataires défavorisés et résidants sans grandes ressources se côtoient. Des «cas sociaux» comme l'on dit, aux parcours difficiles, souvent empreints d'alcoolisme, de stupéfiants et d'ennuis de santé. «C'est mon quatrième mort ici rien qu'en dix ans», soupire un locataire du rez-de-chaussée.
   
   Pas de trace de lutte
   
   Le quatrième a pour nom PascalGidon. Le samedi 2août2008 au soir, le corps sans vie de ce marginal de 49 ans est découvert dans la chambre de son petit appartement duplex situé chemin des Potiers. C'est un voisin de palier qui a donné l'alerte, inquiet de ne pas avoir de ses nouvelles. Depuis trois jours, la fenêtre du dernier étage restait ouverte et il ne s'y montrait plus. C'est par là que les pompiers sont passés pour investir les lieux, la porte d'entrée étant fermée de l'intérieur et la fenêtre de la cuisine verrouillée. Pascal Gidon gisait sur le dos, probablement depuis 24 heures. Son corps comportait différents hématomes, au visage et au thorax et des ecchymoses aux bras et aux jambes. Mais dans la pièce, pas de trace de lutte. Pas plus dans la cuisine, à l'étage du dessous. Seul un ventilateur n'est pas à sa place, cassé et renversé contre le lit.
   
   Une chute accidentelle sur le ventilateur?
   
   Originaire de la Manche, cet ancien ouvrier couvreur et ex-vendeur à Emmaüs Quimper avait rompu tout contact avec sa famille. Depuis quelques mois, la consommation d'alcool de ce Rmiste s'était accélérée. L'état, déplorable, de son appartement occupé depuis juin 2006 s'en ressentait. Pratiquée quatre jours plus tard à Brest, l'autopsie ne dévoile pas la cause exacte de la mort, oscillant entre cause toxique et un coup ayant entraîné une arythmie immédiate. Deux mois plus tard, les enquêteurs livrent une conclusion presque évidente: une chute accidentelle sur le pied du ventilateur, ce qui aurait entraîné un arrêt cardio-vasculaire.
   
   La contre-expertise évoque un homicide
   
   Mais en avril dernier, un appel au 17 vient titiller les enquêteurs. Un homme éméché dénonce le propriétaire de l'immeuble comme celui qui aurait poussé Pascal Gidon contre le ventilateur. Impossible puisque ce dernier, contacté par nos soins, était en Corse. L'appelant est identifié. Il s'agit du voisin qui a alerté les secours le 2 août 2008. Locataire depuis quatre ans, qualifié de mythomane par certains occupants, il a déjà été poursuivi pour des appels malveillants et des violences volontaires. Face aux enquêteurs, il revient sur ses déclarations et affirme que l'alcool lui a fait dire des bêtises. Reste que son coup de fil entraîne une réouverture de l'enquête et une contre-expertise. Sur la base de l'unique autopsie, des photos et des prélèvements, le verdict du professeur Dominique Lecompte, directrice de l'institut médico-légal de Paris et référence en ce domaine, est sans équivoque: homicide. Pascal Gidon serait mort après l'intervention d'un tiers.
   
   «Le genre qui s'occupait des affaires des autres»
   
   Sur commission rogatoire délivrée par le juge d'instruction brestois Raymond André, l'antenne quimpéroise de la police judiciaire est saisie de l'affaire. Un dossier bien compliqué puisque, si meurtrier il y a, comment serait-il sorti de l'appartement? Les deux issues possibles sont la porte d'entrée, fermée de l'intérieur, et la fenêtre de la chambre, située à une dizaine de mètres de hauteur. Pour la serrure, un jeu de quelques millimètres rendrait possible l'introduction d'une autre clef côté palier. Mais le propriétaire était le seul à posséder un double. Quant à la fenêtre, aucune trace n'a été décelée aux abords. «Cela me paraît improbable de passer par là, assure le propriétaire. Nous avons déjà essayé de monter pour régler l'antenne mais c'était trop dur. Je ne crois pas à un meurtre». De toute façon, qui pourrait en vouloir à ce point à PascalGidon? Certes, il ne semblait pas être apprécié par ses voisins. «Le genre qui s'occupait des affaires des autres», souligne l'un d'eux. «L'alcool pouvait le rendre casse-pieds et mauvais», enchaîne un autre. Mais il n'a jamais été impliqué dans une bagarre.
   
   D'après un proche, l'homme était sur la défensive et «avait peur de tout». Pour preuve, cette matraque en bois qu'il conservait constamment sur une chaise près de son lit. Elle ne lui aura pas été d'un grand secours le jour de sa mort."
   
   Un article d'Yves Madec.
Source : LE TELEGRAMME (1er février 2010)

Je ne sais pas ce qu'il est advenu de la suite de l'enquête, s'il y a un Breton dans la salle...

meurdesoif

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